Nintendo Switch : un essai en demi-teinte.

Bien que sa commercialisation n’interviendra pas avant le 3 mars, nous avons d’ores et déjà pu essayer la Nintendo Switch, et autant ne pas vous le cacher, les résultats sont mitigés. Premier constat : il s’agit d’une console très compacte, et hybride. En effet, elle permet de jouer de façon traditionnelle, en étant reliée à une télévision, mais également de façon nomade, grâce à un écran transportable (6,2 pouces), et une manette modulable.

Or, parlons-en de cette manette, beaucoup trop petite pour pouvoir être confortable à manipuler, et ce d’autant plus que les boutons sont, eux-aussi, minuscules. Si les Joycon sont en place, l’expérience devient plus agréable, mais difficile d’envisager d’en utiliser un seul avec ses deux mains. Cela étant posé, la reconnaissance des mouvements et la sensibilité aux vibrations de la manette apparait tout simplement remarquable. Il est tout à fait possible de deviner combien de billes se trouvent dans un récipient en se contentant de secouer le Joycon : bluffant !

En matière de jeux, nous avons pu essayer Zelda Breath of the Wild et Mario Kart 8, et sincèrement, nous nous sommes beaucoup amusés. L’expérience de jeu est différente de celle d’une PS4 ou d’une Xbox One, ça ne fait aucun doute, mais elle n’en est pas moins intéressante. En revanche, le catalogue de jeux disponibles au moment du lancement se révèle d’une affligeante pauvreté. Nintendo présentera sans nul doute un complément lors du salon de l’E3, qui se déroulera fin juin, mais dans l’intervalle, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’offre est légère.

Nous pourrions passer sur les quelques défauts précédemment mentionnés si la Switch était affichée à un prix attractif, or si nous l’attendions entre 260 et 299 € – sachant qu’elle est vendue 299 $ aux Etats-Unis – nous ne pouvons qu’être déçus par sa tarification en France. A 329 €, sans manette Pro Controler (70€ en sus), et avec un unique set de Joycon (80€ pour un second), le manque de compétitivité est évident. Le stockage de 32 Go est par ailleurs nettement insuffisant, face aux 500 ou 1000 Go de la concurrence. Certes, des cartes SD supplémentaires peuvent être acquises pour accroître la mémoire de la console, mais cela représente une dépense de plus.

Au final, si la Switch est la première console hybride – et oui, il est très pratique de pouvoir emmener sa console afin de poursuivre un jeu commencé dans son salon – nous ne sommes pas encore certains qu’elle connaîtra un meilleur sort commercial que la Wii U.