Travailler le week-end pour un meilleur équilibre de vie ?

Alors que l’on parle actuellement de « droit à la déconnexion », désormais obligatoire pour chaque entreprise de plus de 50 salariés, et que bon nombre d’entre nous attendons impatiemment le vendredi après-midi pour enfin quitter le travail et profiter du week-end, certains experts nous disent qu’avoir une activité professionnelle modérée le samedi et le dimanche serait plutôt bénéfique. Qu’en est-il réellement ?

Par principe, et depuis notre enfance, nous savons qu’il n’est pas « naturel » de travailler le week-end, au risque de passer pour ce que les anglo-saxons appellent un « workaholic », c’est-à-dire un accro au boulot. Depuis le 1er janvier, une loi vient même encadrer davantage ce repos en demandant aux sociétés d’établir des règles sur les heures auxquelles un collaborateur a le droit de ne plus être joignable. Soit, mais selon Laura Vanderkam, par exemple, auteur à succès de plusieurs ouvrages de management et de gestion du temps, il n’y a aucun mal à travailler le samedi et/ou le dimanche, bien au contraire.

Cette diplômée de Princeton remarque même, après avoir étudier les habitudes de travail de nombreuses femmes, qu’effectuer quelques tâches professionnelles durant le week-end permet un meilleur équilibre durant la semaine, en réduisant son niveau de stress.

Si l’on est évidemment en droit de penser le contraire pour son propre cas, et de préférer s’aérer ou pratiquer la grasse matinée, l’analyse de Mme Vanderkam présente au moins le mérite de nous interroger sur ce sujet, et de remettre en cause certains préjugés. En outre, la majorité des femmes qu’elle a interrogées ne travaillent pas plus d’une heure par week-end. Au final, l’on se dit que si le droit à la déconnexion peut aisément se comprendre, mieux vaut veiller à ce qu’il ne devienne pas une obligation à la déconnexion dans les prochaines années.